DECEUNINCK 1.330 € (+0.38 %)     UCB 107.150 € (-0.70 %)     ONTEX GROUP 11.780 € (-3.05 %)     COLRUYT 49.380 € (+1.81 %)     ORANGE BELGIUM 14.440 € (+0.14 %)     EVS BROADC.EQUIPM. 16.400 € (+0.37 %)     AB INBEV 47.180 € (+4.23 %)     INTERVEST OFF-WARE 22.450 € (-1.32 %)     XIOR 50.000 € (0.00 %)     FAGRON 19.090 € (+0.05 %)     SMARTPHOTO GROUP 17.800 € (-0.56 %)     ELIA GROUP 95.600 € (-0.62 %)     SHURGARD 33.900 € (+0.89 %)     IMMOBEL 60.600 € (0.00 %)     SIPEF 43.000 € (+1.42 %)     LOTUS BAKERIES 2 990.000 € (+1.70 %)     WDP 25.395 € (+0.77 %)     CELYAD 8.370 € (-4.01 %)     TELENET GROUP 36.800 € (+1.94 %)     MITHRA 18.500 € (-1.91 %)     PROXIMUS 18.055 € (+1.12 %)     AEDIFICA 98.000 € (+1.45 %)     RECTICEL 8.680 € (+3.33 %)     LEASINVEST 90.600 € (+1.57 %)     KBC 52.140 € (+2.76 %)     ACACIA PHARMA 2.835 € (-0.87 %)     CFE 56.900 € (0.00 %)     ASCENCIO 47.250 € (+0.53 %)     MONTEA C.V.A. 95.700 € (+1.70 %)     SOFINA 241.000 € (-1.23 %)     BIOCARTIS 4.615 € (+1.10 %)     KINEPOLIS GROUP 39.800 € (-0.75 %)     VGP 114.200 € (0.00 %)     GBL 75.340 € (+1.24 %)     EURONAV 7.950 € (+6.64 %)     TUBIZE-FIN 84.200 € (+0.24 %)     HYLORIS 10.700 € (+0.38 %)     COFINIMMO 124.000 € (+1.31 %)     UMICORE 43.380 € (+0.42 %)     GREENYARD 5.320 € (-0.19 %)     BARCO 22.000 € (-1.35 %)     D'IETEREN 50.100 € (+1.52 %)     TITAN CEMENT 11.180 € (+3.33 %)     MELEXIS 69.950 € (+0.21 %)     GIMV 48.450 € (-1.12 %)     ECONOCOM GROUP 1.740 € (+3.33 %)     IBA 7.550 € (-1.31 %)     TESSENDERLO 26.300 € (-0.57 %)     TINC 13.100 € (-1.50 %)     WERELDHAVE BELGIUM 53.800 € (+0.75 %)     SIOEN 16.950 € (+1.50 %)     SOLVAY 70.840 € (+1.43 %)     AGFA-GEVAERT 3.640 € (-1.49 %)     ARGENX SE 222.600 € (-0.54 %)     BEKAERT 17.160 € (+0.47 %)     ACKERMANS V.HAAREN 113.200 € (+0.35 %)     CIE BOIS SAUVAGE 315.000 € (-0.63 %)     FLUXYS BELGIUM D 27.600 € (-0.72 %)     BPOST 5.885 € (+0.86 %)     AGEAS 33.820 € (+1.53 %)  
   GALAPAGOS 171.600 € (-3.51 %)     STMICROELECTRONICS 25.360 € (+5.14 %)     SUEZ 10.655 € (+2.30 %)     KAUFMAN ET BROAD 34.900 € (+10.09 %)     INVENTIVA 12.620 € (-6.52 %)     VALNEVA 4.225 € (-6.63 %)     ORANGE 10.495 € (+0.86 %)     WORLDLINE 77.480 € (+1.15 %)     ING GROEP N.V. 6.347 € (+4.62 %)     NN GROUP 31.990 € (+1.78 %)     SCHNEIDER ELECTRIC 96.860 € (+1.00 %)     AHOLD DEL 24.480 € (+1.53 %)     AIR LIQUIDE 135.000 € (+2.12 %)     RENAULT 22.415 € (+3.77 %)     PIXIUM VISION 0.521 € (+1.17 %)     ABN AMRO BANK N.V. 8.082 € (+3.64 %)     ABC ARBITRAGE 7.020 € (+1.30 %)     INGENICO GROUP 142.500 € (+0.49 %)     EUROPCAR MOBILITY 2.014 € (-3.17 %)     BOUYGUES 31.890 € (+0.31 %)     PEUGEOT 14.040 € (+2.37 %)     NEURONES 22.500 € (+4.65 %)     LVMH 400.700 € (-0.06 %)     NOVACYT 3.005 € (+4.16 %)     KERING 499.750 € (+0.27 %)     CAPGEMINI 104.250 € (0.00 %)     ARCELORMITTAL SA 9.900 € (+3.21 %)     SWORD GROUP 27.950 € (+1.64 %)     SYNERGIE 22.350 € (0.00 %)     ILIAD 175.950 € (-1.23 %)     SCOR SE 23.840 € (+1.27 %)     KORIAN 31.600 € (-1.80 %)     CREDIT AGRICOLE 8.852 € (+3.46 %)     VIVENDI 23.180 € (+0.30 %)     TOTAL 33.320 € (+0.48 %)     CARREFOUR 13.470 € (+1.74 %)     UNIBAIL-RODAMCO-WE 51.360 € (+2.47 %)     PUBLICIS GROUPE SA 26.810 € (-0.33 %)     ENGIE 10.930 € (+1.20 %)     PERNOD RICARD 141.300 € (+0.57 %)     TELEPERFORMANCE 225.300 € (+0.81 %)     MICHELIN 93.360 € (+2.37 %)     THALES 71.300 € (+0.79 %)     ACCOR 24.130 € (+1.30 %)     VERGNET 0.330 € (+12.24 %)     ROYAL DUTCH SHELLA 14.134 € (+1.38 %)     DANONE 60.640 € (+1.47 %)     VERALLIA 27.250 € (-1.62 %)     CHARGEURS 13.500 € (-1.03 %)     GROUPE CRIT 50.000 € (+2.15 %)     ALSTOM 44.040 € (+4.36 %)     SOLUTIONS 30 SE 13.020 € (-0.53 %)     JUST EAT TAKEAWAY 94.080 € (-0.55 %)     HEXAOM 31.200 € (+1.30 %)     VIRBAC 197.200 € (-1.65 %)     ALD 8.610 € (+0.82 %)     AKZO NOBEL 80.820 € (-1.37 %)     BIC 45.000 € (+1.99 %)     FAURECIA 34.550 € (+2.95 %)     UBISOFT ENTERTAIN 77.500 € (-1.70 %)  

La bourse du Zimbabwe suspend ses opérations pour tenter de protéger la devise locale

29/06/2020 12:16
La bourse du Zimbabwe a suspendu lundi ses opérations en raison de spéculations qui, selon le gouvernement, ont précipité la chute de la devise nationale, nouvel épisode de l'interminable dégringolade de l'économie du pays.
"En attendant de nouvelles consignes de notre autorité de régulation, nous informons les opérateurs que les échanges ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre", a annoncé le patron du Zimbabwe Stock Exchange (ZSE), Justin Bgoni, dans un communiqué.
Le Zimbabwe est englué depuis le début des années 2000 dans une grave crise économique et financière.
Après un relatif répit il y a une décennie, la situation a de nouveau empiré depuis deux ans, avec le retour des pénuries en tout genre (liquidités, carburants, denrées de base, électricité...), sur fond d'inflation galopante et de dépréciation du dollar zimbabwéen.
Vendredi, le gouvernement avait annoncé des mesures pour "faire face aux malversations, à la criminalité et au sabotage économique", dont la suspension des transactions boursières et par téléphone portable.
Son secrétaire à l'Information Nick Mangwana a notamment mis en cause un "marché noir florissant des devises" qui a fait chuter, selon lui, la valeur du dollar zimbabwéen par rapport au dollar américain.
Le taux de change du billet vert par rapport à la devise locale, officiellement fixé à 57 dollars zimbabwéens, a dévissé jusqu'à 100 à cause de ces pratiques, selon M. Mangwana.
Le gouvernement "dispose d'informations irréfutables (selon lesquelles) le système de transactions par téléphone participe délibérément ou fortuitement, avec l'aide de la bourse du Zimbabwe, à des activités qui sabotent l'économie", avait ajouté le responsable.
Ces spéculations "nourrissent la hausse des prix des biens et services qui perturbe l'économie et cause des difficultés au peuple du Zimbabwe", a accusé M. Mangawna.
Les autorités "veulent désormais identifier ceux qui ont réaliser ces opérations", a commenté pour l'AFP l'économiste Daniel Dhlela, du cabinet Zimconsult, suggérant des complicités haut placées.
La suspension des échanges à la Bourse a été accueillie avec inquiétude par les analystes.
- "Rouvrir rapidement" -
"C'est un coup de plus porté à l'économie dont personne ne peut prédire les conséquences à long terme", a souligné le Pr Tony Hawkins, économiste à l'université du Zimbabwe, "ça va causer de l'incertitude et affecter négativement la confiance des investisseurs".
"Ne pas ouvrir la bourse est dangereux, ils doivent la rouvrir rapidement", a souligné M. Dhlela.
La suspension des transactions par téléphone, devenues le principal moyen de paiement dans les commerces en raison de la rareté des liquidités, a suscité de commentaires partagés lundi dans les rues de la capirale.
Les agents qui vivaient de ces services "vont se retrouver sans source de revenu", a noté à l'AFP un résident de Harare, Beavan Chirime.
"Nous, les gens ordinaires n'avons rien à perdre" avec cette suspension, a relevé un autre, Wright Chirombe. "Certains de ces agents étaient liés à la bourgeoisie et en profitaient pour investir de grosses sommes d'argent dans les transactions illégales sur les devises".
L'inflation annuelle a atteint des sommets à 785,6%, selon les dernières statistiques officielles.
Mercredi dernier, le prix des carburants à la pompe s'est envolé de près de 150%.
Conjuguée à une sécheresse récurrente depuis plusieurs saisons, le retour de l'hyperinflation a placé la moitié des 15 millions d'habitants du pays en situation d'insécurité alimentaire, selon l'ONU.
Le président Emmerson Mnangagwa a succédé en 2017 à Robert Mugabe, au pouvoir pendant trente-sept ans, en s'engageant à relancer la machine économique. Ses promesses sont restées lettre morte.
Dans un discours récemment prononcé devant les cadres du parti au pouvoir, M. Mnangagwa a lui aussi mis en cause des "détracteurs politiques" qu'il n'a pas nommés, les accusant d'un "projet malfaisant".
Les perspectives de l'économie zimbabwéenne se sont encore obscurcies avec la pandémie de Covid-19. La Banque mondiale table déjà sur une contraction de 10% du produit intérieur brut (PIB) en 2020.

(© 2020 AFP Finance)
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